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Présentation

Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 14:56
Nanjing ! At last !

On a enfin nos appartements ! Il sont somptueux. On a fait pas mal de visites et ça a abouti de façon très satisfaisante. Nous posterons des photos plus tard. En gros on a demandé un quartier proche de l'université, et on a obtenu quelquechose à 15 min à pied, dans un centre résidentiel. Les apparts de 3 font 100m², ont 2 salles de bain, un salon avec canapé, une cuisine avec frigo, un micro onde, une machine à laver le linge et une table à repasser. Dans l'appart de Mathieu, Alex et Antho il y a en plus une table de massage et un piano !

Concernant les cours : Nous sommes en partenariat avec des étudiants chinois dont on élabore une partie du projet. Coup de chance, on nous a rajouté 8 heures de cours de chinois par semaine, c'est super ! Ce qui est dommage c'est qu'on est avec les 2èmes années qui ont un niveau différent, mais la prof nous a assuré qu'elle individualiserait le contenu des cours et du travail. On a tous commencé nos PE. Les sujets sont très variés mais nous sommes 6 à être dans le même département de recherche. Nico et Damien se retrouvant de l'autre côté de l'université.
Des étudiants chinois nous ont proposés un petit match le samedi matin : on a réussi à réunir une bonne petite équipe de foot entre les 2ièmes années de l'ENSAM et nous. Le premier match s'est soldé par une belle victoire des Français par 4 buts à 2. A noter que l'équipe Chinoise est quand même championne de son collège. Bien sur il nous ont de suite proposé une revanche pour le samedi d'après.

On a acheté des vélos, en un jour on a cassé 4 pédales et une selle. On a compris maintenant : on ne dépasse pas la vitesse de marche, plus de danseuse dans les montées.

On est allés se faire enregistrer à la police comme étrangers vivant dans le quartier, un des étudiants du club informatique nous a accompagné : c'est quand même plus facile d'avoir quelqu'un qui parle Chinois.
 
Donc voilà, une première semaine qui s'achève à Nanjing... Tout se passe très bien pour nos 8 petits expatriés français


Par La bande des copains - Publié dans : machinagadz
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 10:37

Après 5 semaines passés à Kunming, nous sommes enfin partis pour 3 semaines de vacances avant de rejoindre l'université de Nanjing.

Le vendredi 9 février nous sommes partis pour Lijiang, une ville du Yunnan, qui a beaucoup de charme. Cette dernière est située à 2500 m d'altitude, et est bordée de sommets enneigés qui rendent le paysage magnifique. Nous avons logé dans une guest-house tenue par une chinoise âgée d'une soixantaine d'années, et que tout le monde appelle  « mama ». Elle porte bien son nom, vu la façon dont elle tient sa guest-house. Rémy qui attendait pour prendre sa douche s'est vu contraindre de se rhabiller rapidement parce qu'il n'était pas question d'arriver en retard au dîner. A coté de ça, elle nous a servi des repas de roi.

Chaque matin, elle passait plusieurs heures sur le marché pour sélectionner ses viandes et ses légumes. Le résultat est un vrai délice. Il faut dire également que chaque soir, elle nourrit une cinquantaine de personnes. Dans la ville  nous avons visité le marché, et notamment l'abattoir. e ne montrerai les photos de ce dernier qu'aux âmes non sensibles étant donné le pourcentage de rouge qu'il y a sur certaines photos?

 

Lors de notre passage à Lijiang nous avons rencontré un ingénieur Arts et Métiers à la retraite qui habitait la ville. Il était propriétaire de plusieurs bars, d'une guest-house, et sa femme possédait la moitié d'une nouvelle ville située à coté de Lijiang. C'était sa façon d'occuper sa retraite. Il nous a également expliqué qu?il investissait dans un projet appelé la « Venise à la chinoise ». Il s'agit d'une ville qui durant la journée serait entièrement piétonne, et dont les rues seraient englouties le soir.

Durant notre séjour à Lijiang, nous avons effectué un trek de deux jours dans les gorges du Tigre. Elles sont nommées ainsi depuis qu'un tigre à sauté d'une rive à l'autre, alors qu'il était pourchassé par des chasseurs. Ces gorges sont magnifiques mais vont bientôt être englouties parce que les chinois veulent y construire un barrage. Il parait d'ailleurs qu'ils ont prévu de construire un mur autour d'un temple qui devrait normalement être englouti. Nous avons effectué cette marche avec deux françaises que nous avions rencontrées à Lijiang. L'une d'elle s'est fait une grosse frayeur, lors d'une chute de pierre qui lui est retombé sur le tibia. Heureusement, plus de peur que de mal.

 

Après 4 jours passés à Lijiang, nous voilà partis pour notre prochaine destination : Xishuangbana, une ville du sud de la Chine au climat tropical. Nous avons rangé les pulls et les manteaux pour ressortir les shorts et les tee-shirts.

 

La température y était de 28°C. Je dois dire que c'est assez agréable pour un mois de février. C'est à  Xishuangbanna que se trouvent les derniers coins de jungle chinoise. Le premier jour nous nous sommes rendus dans une réserve naturelle, où nous étions sensés voir des éléphants en liberté dans la jungle. En réalité, nous nous sommes retrouvés dans un parc à touristes où nous avons vu un spectacle d'éléphant. Nous nous sommes rattrapés le lendemain en nous promenant dans un coin perdu de jungle pour atteindre une cascade.

 

La destination suivante : Bei hai, ville chinoise proche de la frontière vietnamienne. C'est dans cette ville que nous avons passé le nouvel an chinois. Cette année est celle du cochon d'or. Une très bonne année parait-il. En tout cas, cela n'a rien à voir avec un 31 décembre en France. La ville était illuminée de milliers de petits feux d'artifices que les habitants allumaient dans toutes les rues. Nous avons eut le droit à un concert de pétard jusqu'au lendemain matin. Nous y avons évidemment participé.

 

Le lendemain nous sommes partis pour le Vietnam : la déception de notre voyage. Nous étions passés par une agence de voyage chinoise pensant que cela nous permettrait d’optimiser nos quelques jours dans le pays. Mais nous avons passé la plupart de notre temps dans un bus avec un guide, certes très gentil, mais ne parlant pas un mot d’Anglais. Nous avons beau avoir un excellent niveau de chinois, cela ne nous a pas permis de suivre toutes les explications(. Notre séjour à Hanoi, la capitale, s’est résumé à la visite de la tombe d’Ho Chi Min, au musée d’Ho Chi Min, à la maison d’Ho Chi Min. Dommage, parce que le guide du routard nous conseillait plein de superbes choses à coté.

Heureusement que le lendemain nous avons navigué dans la baie d’Along, qui a elle seule valait le voyage au Vietnam. La baie est vraiment magnifique. Nous nous sommes retrouvés au milieu de milliers de touristes chinois, et nous avions vraiment l’impression d’être dans un groupe de chinois que l’on voit en France à Paris ou au château de Versailles.

Après ces quelques jours au Vietnam, nous nous sommes rendus à Hong Kong. Le choc a été assez important, et nous avions vraiment l’impression de passer dans un autre monde. Pour l’instant Hong Kong n’a rien d’une ville chinoise, mais plutôt d’une grande ville occidentale. Nous avons évidemment fait nos courses pour tout le matériel électronique, vu qu’il n’y a pas de taxe et que l’on y trouve tous les derniers modèles

Après notre passage à la frontière pour retourner en Chine, nous sommes tombés sur un chauffeur de Van de luxe qui retournait sur Canton, notre dernière destination. Après négociation, il nous a pris pour le même prix que le bus. A un moment, on ne sait toujours pas pourquoi, le chauffeur s’est arrêté sur le coté de l’autoroute et a enlevé ses plaques d’immatriculation. Il a passé un péage, et s’est arrêté quelques km plus loin pour remettre ses plaques. Nous n’avons pas tout compris. Il nous a ensuite amené à un hôtel qui nous a proposé des chambres plus de deux fois moins chères que les prix affichés, et surtout moins chères et plus luxueuses que celle de la guest house dans laquelle nous avions réservé. Nous avons quand même renégocié le prix qu’il nous proposait, et nous sommes restés dans l’hôtel en laissant un petit pourboire à notre chauffeur. Comme quoi en Chine il vaut mieux être introduit par des locaux …

Au cours de notre séjour à Canton, nous avons découvert un magasin d’informatique qui proposait une clé USB sony 30 Go pour 20 €. La clé était magnifique dans une belle boite. Nous savions qu’il y avait une grosse arnaque, sachant qu’à Hong Kong les plus grosses clés faisaient 8 Go et étaient vendues 100 €. Nous avons demandé à ce que la clé soit testée sur un ordinateur. La clé fonctionnait bien, on pouvait y copier des fichiers, et sa capacité était bien de 30 Go. Toujours pas convaincus nous avons décidé d’acheter la clé pour la tester plus en profondeur. Quand nous l’avons branché l’antivirus a commencé par détecter un virus. Nous avons lancé la copie de 20 Go de données. Les premiers fichiers étaient bien copiés, mais pour les suivants, seul le nom et les propriétés des fichiers étaient copiés. La clé était en fait une clé de 64 Mo, avec marqué dessus 30 Go et des attributs modifiés pour faire croire que la clé faisait 30 Go. Nous avons ramené la clé au magasin, qui nous l’a repris après que nous lui ayons fait la démonstration de l’arnaque. La vendeuse semblait découvrir la chose.

 

Lors de cette dernière escale, Anthony s’est fait voler ses papiers et ses cartes bleues. Il n’a donc pas pu prendre l’avion avec nous pour Nanjing et a donc du passer 30h dans le train pour nous retrouver.

Nous sommes maintenant arrivés à Nanjing, dans l’université chinoise qui doit nous recevoir. Cette « petite » université accueille 28.000 étudiants. Nous allons à présent commencer notre projet de fin d’étude.

                      

 

 

 

Par La bande des copains - Publié dans : machinagadz
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 06:32

Semaine 4

 

Nous avons eu une actualité assez faible cette semaine encore : 4 de nos après midi ont été pris par des conférences ou la visite de Véolia. Moins de choses à dire donc, ce sera plus culturel.

On a failli en perdre un dans les geôles Thaïlandaises

Le week-end dernier Damien et Benoît sont allés au Laos. Lors de leur passage à la capitale, Damien est resté alité suite à une rechute de son mal de ventre. Benoît le routard a alors pris son maillot de bain et s’est dirigé vers le Mékong. Il s’est changé et a consciencieusement planqué ses vêtements sous le sable puis a filé traverser le Mékong à la nage, ce qui lui a fait franchir la frontière Thaïlandaise. Pas de bol, le courant l’a porté sur le poste frontière. On aurait pu avoir à aller le chercher en tôle mais non, les douaniers ont convoqué une barcasse de pêcheur pour le raccompagner après quelques discussions sur Zidane. Comme quoi le foot peut avoir du bon dans la vie.

Après ça, il en fallait plus que les mitrailleuses dans le bus qui traverse la région pour lui faire peur.


Je pense que ca restera dans nos mémoires un moment, Chapeau.


La visite de Véolia

Un expatrié nous a gentiment gratifié d’une petite conférence dans le siège à Kunming puis d’une usine de traitement au nord de la ville. Cette joint-venture entre Véolia et Kunming water systems est responsable de toute l’eau potable en ville.

Le lac le plus proche de Kunming est tellement sale, pollué et contaminé aux métaux lourds, que les habitants n’y pêchent plus, ne s’y baignent plus. Véolia et l’état chinois ont donc creusé un tunnel de 200km de long pour aller s’approvisionner dans un lac plus lointain, parce que le retraitement de l’eau y serait plus aisé. Nous avons donc visité l’usine à la sortie du tunnel qui rend l’eau du lac potable. Le responsable avec qui nous avons discuté nous a raconté qu’une fois l’eau à la sortie du tunnel était rouge, car une usine de T-shirts locale avait relâché sa teinture dans l’eau du lac.

Cette usine était assez impressionnante car elle a un débit de 700 000m3 d’eau par jour. Le stockage possible est de 100 000m3 d’eau est impressionant en standard français, mais elle ne donne que 3/4 h d’autonomie à la ville, ce qui mettait notre guide mal à l’aise pour la gestion de crises. Le rendement du réseau n’est que de 80% ( ce qui est paraît il très bon) : ce qui veut dire que plus de 140 000m3 d’eau par jour partent dans des fuites, ne sont pas comptés par des compteurs trafiqués ou sont détournés dans des réseaux pirates.

Le recouvrement des paiements se passait apparemment beaucoup mieux qu’en France, Marseille en particuliers avait laissé à notre guide un mauvais souvenir de ce point de vue. Un autre point qui agaçait notre guide est le fait que la partie chinoise avait confié à une société la responsabilité de mettre des fleurs dans les parterres autour de l’usine. Payée au pot, cette entreprise s’était déchaînée et avait transformé l’usine en véritable centre d’horticulture.

La Chandeleur

Les profs françaises nous ont gentiment invité à leur célébration de la chandeleur : on a donc bénéficié de crêpes ! Adeline avait apporté du caramel au beurre salé à tartiner et Mr Velot avait approvisionné en Nutella. Notre premier chocolat depuis 1 mois ! Ce fut une excellente soirée. On a même fait la vaisselle !

Le marché aux fleurs de Kunming

Ce marché a lieu chaque jour et a une vente aux enchères presque chaque nuit de 21h à minuit. Les bâtiments ont des dimensions qui rappellent Rungis, tout ça pour des fleurs et des arbustes ! L’endroit est cerné de serres à perte de vue et de petits vendeurs de nourriture et autres bouis-bouis. Les Hollandais et les centrales d’achat de Carrefour, Walmart, Park and Shop viennent ici se fournir en fleurs pour le monde entier : des charters d’avion embarquent chaque jour des roses à destination du monde entier.

Mr Velot nous a parlé de la difficile protection des roses Meillant : cette entreprise crée des roses et les protège, mais les producteurs sous traitants chinois refusent souvent de payer la redevance associée. Plusieurs anecdotes amusantes ont ponctué cette explication. Quand ils se sont fait passer pour des italiens avec l’équipe de « Des racines et des ailes » avec des fausses cartes de visite au noms des frères Wolfoni (les tontons flingueurs) pour inspecter un de ces producteurs indélicats. Comment des commandes importantes de ces fleurs « copiées » peuvent être opportunément saisies aux douanes, la difficulté de faire confiance aux producteurs qui peuvent avoir des plantations dans le Xishuangbana et vous tromper sans que vous puissiez le savoir.

Les bars à expat’

Un truc marrant à voir ce sont les bars qui visent les expatriés et les étudiants. Il y a une connexion Internet en libre disponibilité, et souvent sont proposés des échanges de livres dans une large variété de langues. Les cartes y sont impressionnantes : on y retrouve tous les alcools forts européens et les seules bières d’importation de la ville. La fréquentation y est assez cosmopolite et l’anglais y est de règle. Même les cartes sont en anglais ! Un bonheur. Dans ce ton, très sympas à Kunming : le French café, le Chapter one. Ce qui est amusant c’est que ça attire les chinois branchés.

On a fait l’ouverture du bar du Hump. Notre hôtel est au 2ème étage du pâté de maison. En 2 semaines ils ont ouvert un bar au rez-de-chaussée donnant sur la rue : vider, aménager, décorer. Malheureusement, autant les bières étaient là, autant pour mon milk-shake ils ont du aller chercher un mixeur ailleurs (je ne veux pas savoir où).

Les boîtes chinoises

C’est confirmé, notre première expérience était un cabaret / bar. Là on a fait une vraie boîte ; le DJ a même accepté de passer certaines musiques à nous ! Benoît a fait des siennes une fois de plus : il nous a gratifié d’une danse sur les mains qui a mis le feu à la salle. Car il y avait une piste de danse ! Elle faisait 15m², donc bon … faut pas s’enflammer non plus. Tous ceux qui ne sont pas ivres ou en train de jouer aux dés s’y pressent. Je pense que certains se tâtent pour savoir s’ils seront de « l’autre bord » parce que Daphnée, Clothilde et Laetitia on été presque moins abordées que nous. Au moment du départ, Nicolas et Mathieu ont eu par des chinoises des propositions «  de bains à prendre conjointement ». Dossier sans suite.

Concernant l’homosexualité : c’est encore une perversion et une maladie mentale dans le discours officiel. On a fini par comprendre que le fait que les filles se tiennent par la main dans la rue n’a aucun lien : c’est normal pour des amies.

Hello !

Beaucoup d’enfants aiment tenter leur chance et nous apostropher d’un timide « Hello ! ». Leur répondre 你好!leur fait très plaisir et le fait qu’on parle chinois les étonne beaucoup. La plupart du temps, après, ils sourient jusqu’aux oreilles et semblent soulagés comme s’ils avaient risqué leur vie. Les parents les encouragent.

Les mendiants

Dans une ville peu touristique comme Kunming, les mendiants sont encore relativement tolérés et c’est un moyen que choisissent certains des paysans les plus pauvres pour tenter de vivre en ville. J’ai assisté à un embarquement de la police, mais dans l’ensemble c’est assez rare. Les paysans qui montent en ville ne peuvent plus revenir, car la honte serait dure à porter : leur échec en ville signifie donc qu’ils doivent en passer par là.

Ce qui est douloureux à voir ce sont les enfants : à genoux par terre toute la journée (le pavé est glacial), ou dans des positions trop douloureuses pour être encore de la gymnastique, enfin les jeunes de moins de 3 ans qui s’accrochent littéralement à votre jambe et ne lâchent pas prise.

Dans mon musée des cauchemars personnel : un homme amputé des bras qui mange avec des baguettes tenues entre ses doigts de pieds, vu près de la gare ; ces enfants malformés dont les jambes ont l’épaisseur d’un feutre stabilo.

Les nouveaux riches

Il y en a. Ils ont tout le bon goût qu’on peut en attendre : le gros 4x4 (que leurs femmes esquintent car ils ne savent pas DU TOUT se garer) en est le principal signe, le reste est à l’avenant.

Les hôpitaux

Les hôpitaux font de la pub à la télé. Si, et si ils sont spécialisés dans l’infertilité vous avez droit à tous les détails. Pareils si ils sont spécialisés dans les tumeurs, les opérations chirurgicales, vous avez en façade toutes les images publicitaires nécessaires à vous marquer au fer rouge et que vous n’oubliiez pas de venir les voir en cas de soucis.



Alexandre - 亚历山大。


Petit Jeu :

Saurez vous reconnaître les fleurs que nous avons vues ? Elles seront sous peu dans notre album photo.

Par La bande des copains - Publié dans : machinagadz
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 03:50

Benoît! Champion du monde!
Un hymne au premier européen a avoir relié le Laos à la Thaïlande à la nage, via un Mékong tout jaune tout moche, avec en sus une réception par les douaniers avec juste un petit slip de bain à leur présenter comme passeport.

Benoît, à jamais tu seras mon héros.


Par La bande des copains _ Nico Nord - Publié dans : machinagadz
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 12:14

Semaine 3


Pas grand-chose à dire sur cette semaine, qui fut plutôt calme… Deux d’entre nous furent très malades et vécurent de spasfon pendant 2 jours. Moi-même je ne faisais pas trop le malin hier avec mes crampes d’estomac.

Les vendeurs de peintures traditionnelles

Cela faisait plusieurs jours que je chinais au dernier étage d’une des tours du marché des fleurs et des oiseaux (on y vend plus que cela depuis longtemps), pour admirer et me familiariser avec les peintures traditionnelles. Accessoirement je voulais aussi pour faire un peu d’intelligence économique et me renseigner sur les prix : les vendeurs changent tous les jours ! C’est pratique si on veut insister et tenter sa chance sur un prix vraiment bas plusieurs jours de suite. La règle semble être d’obtenir 50% de réduction. Comme ça en plus je pratique mes chiffres et quelques mots. Bref, je m’amuse.

Samedi, les autres m’ont accompagné et nous nous sommes lancés dans différentes négociations. Anthony avec qui je me baladais trouve tout à coup une peinture qui semble valoir le détour. C’est un paysage calme, avec de beaux traits et peu de couleurs. Pas trop kitsch et correct. On demande le prix, on le fait mettre près de la lumière. Dommage, il y a une trace au milieu. On le fait comprendre à la vendeuse qui se précipite alors dehors et revient avec ... un rouleau de scotch. En le collant et le décollant, elle entreprend alors méthodiquement d’effacer la tâche et de massacrer la toile ! On s’est enfuis en courant. On n’y retournera pas de sitôt chez celle là.

Les contrefaçons

Nous avons assisté à une fantastique conférence de Mr Velot sur les arcanes de la contrefaçon en Chine. Ce terme recouvre en fait de nombreuses situations différentes : je vais essayer de vous en donner un aperçu rapide de ce que cela recouvre.

Utilisation de la marque :

Deux exemples permettent de comprendre ce phénomène : NEC (entreprise qui fait de l’électronique genre lecteurs DVD, MP3s, …) et Nike (vous connaissez) ont découvert sur le marché asiatique des produits portant leur logo mais qui n’avaient pas été conçus ni dessinés par eux. Ces modèles marchaient bien et concurrençaient les autres produits de ces marques. L’enquête de Nike a ainsi mis à jour près de 50 usines illégales de ce type rien qu’en Chine territoriale (pas HongKong ni Taiwan). Celle de NEC a fournit des résultats similaires.

Copie fonctionnelle :

Ces cas là sont plus courants et dus au système économique chinois : pour ouvrir une usine en Chine, il faut faire une joint venture. Ce qui suppose la transmission d’un minimum de connaissances et de savoir faire de la partie occidentale à al partie chinoise.

Le plus souvent le patron ou un autre personnage de la hiérarchie récupère alors l’ensemble des données dont il a besoin et monte à 50m de là une usine identique avec un rendement bien meilleur, tout en exploitant sans vergogne brevets et procédés déposés.

Ou alors, du fait de la difficulté de compter tout ce qui entre et sort (on est loin d’un standard qualité totale), on a affaire à une surproduction dont la hiérarchie non chinoise n’entend jamais parler, et qui est revendue sous le manteau.

Ces copies sont dommageables aux entreprises « légales », mais la qualité reste assez proche de l’original.

Arnaque :

Un cas encore beaucoup trop fréquent et extrêmement dangereux pour l’utilisateur. Ici, le but est de reproduire uniquement l’apparence de l’objet cible. Un cas bénin est le faux Ipod vendu 20€ qui a une heure de batterie, 500Mo de mémoire et une interface pourrie.

On en parle moins, mais des faux freins de voiture ont été trouvés …. en thé compressé ! De faux bus ont aussi été glissés pour compléter la livraison d’un appel d’offre : des moteurs de tracteurs à la décharge, un peu de chaudronnerie, quelques soudures et hop !

Pour des raisons similaires, les copies bon marchés de jeux sont dangereuses car elles ne vérifient pas les critères de santé européen, en particuliers ceux destinés aux enfants en bas âge : ne pas comporter de petits morceaux, de produits toxiques, …

Conclusion :

Pour comprendre la contrefaçon en Chine, il faut savoir que copier est un fait culturel chinois. Depuis plusieurs millénaires, la copie d’objets en jade ou de peintures a été une industrie. Il existait même des entreprises impériales de copie d’objets d’art. Copier est considéré comme une façon d’honorer le passé.

D’un point de vue archéologique, cela pose de nombreux problèmes, car une tombe contient ainsi des pièces copiées, des éléments retravaillés pour être au goût du jour, des objets qui ont été déterrés et enterrés plusieurs fois ! Rien n’est donc réellement « d’époque ».

D’un point de vue plus moderne, la copie est encore le meilleur moyen d’assimiler un procédé. La copie est donc un excellent moyen pour faire le point sur une technologie avant de commencer les développements technologiques. D’un point de vue intelligence économique, les joint-ventures avec l’occident sont donc un excellent moyen pour les chinois de faire le point sur une technologie. Quand on sait que leur système universitaire et de recherche est calqué sur celui des Etats-Unis et le budget investit dans la recherche il est clair que ces échanges technologiques cesseront à moyen terme. A titre indicatif, les publications scientifiques chinoises ont triplé depuis 2002.

Les jeux chinois

Le Mah-jong :

Un jeu intéressant. Le jeu de rue typique des chinois, dans lequel bien entendu l’argent entre en jeu. On distribue des dominos selon une règle assez compliquée : chaque joueur en obtient 14, le reste étant le sabot de pioche. Il y a 4 « familles » : 3 sont différentes manières de compter de 1 à 9, la dernière est constituée des points cardinaux, d’un oiseau, et d’un signe porte chance.

Le but est proche du rami : on doit faire des suites de 3 ou des triplets de valeur équivalente. La famille des points cardinaux n’ayant point de système ordinal, on ne peut faire que des familles de signe équivalent… les chinois s’en débarrassent donc au plus vite. Le but est de finir avec 4 triplets et une paire. Chacun pioche et rejette un domino face découverte lorsque c’est son tour. Des règles régissent ce qui peut être récupéré parmi ce qui est posé face découverte. Les parties durent entre 5 et 15 minutes selon l’attention et la rapidité des joueurs.

Les échecs chinois :

De même principe que les échecs internationaux, avec quelques règles propres. Tout d’abord, les pièces : il n’y a pas de reine, le roi est protégé par 2 soldats qui comme lui ne doivent pas sortir d’un carré de 3 cases de côté. Les pions peuvent se déplacer latéralement après la moitié du terrain, le fou ne peut sortir de la moitié de terrain du joueur. Il existe une pièce supplémentaire qui ressemble à la tour sauf qu’il doit y avoir une pièce entre elle et la pièce qu’elle attaque. Il est dur de se repérer sur le terrain : ce sont des galets avec des signes qui signalent les unités.

Les déplacements sont relativement similaires sauf que l’on les effectue non sur les cases mais sur les intersections. La rivière au milieu du terrain marque un point critique pour plusieurs pièces (pions, fou).

Dans l’ensemble les parties sont plus rapides, principalement à cause du faible déplacement du roi, ce qui facilite les mises en échec.

Le Go :

J’ai assez peu suivi puisque j’ai fait surtout le mah-jong ; tout ce que j’ai retenu, c’est que Benoît est mauvais car il s’est fait encercler.

On le voit marcher mais on est incapables de le faire

Le titre est explicite, on va ici parler des bouliers et des vases cracheurs !

Le vase cracheur :

Non, bien que les chinois crachent beaucoup, ce n’est pas d’un crachoir qu’il est ici question. En posant ses mains sur les poignées, une personne TRES expérimentée peut, après maints frottements, susciter des ondes dans l’eau qui aboutissent à un faible clapotis puis à des vagues et enfin des projections d’eau. Ne me demandez pas quelle est l’application pratique : ça, personne n’a su me le dire.

Les bouliers :

Vous verrez sûrement des commerçants faire un calcul à la calculette puis courir le reproduire sur leur boulier pour être sûrs. Le boulier est censément très fiable, et les personnes qui ont de la pratique sont très rapides, c’est indéniable. La pratique du boulier est assimilée à celle des arts martiaux : il y a des rangs d’utilisateurs, des concours. Bon, en gros, nous on a utilisé un boulier simplifié par les japonais : il y a des colonnes de 4 billes avec au dessus une 5ème. Chaque colonne est une puissance de 10. On a appris à compter, mais déjà l’addition c’était trop compliqué pour le niveau de français de nos amis chinois, et quand on a parlé de division, ils ont ri. Bref, donc on sait pas faire, mais eux peuvent faire des racines avec, des puissances, … fantastique non ?

Remerciements

Un grand merci au petit Mathieu Goigoux, à sa famille, et à ses ami(e)s pour la séance formidable qu’ils m’ont offert à la Poste chinoise ce lundi midi…

Faut dire aussi que j’aurais du me méfier quand Mathieu m’a demandé d’aller lui poster ses lettres en même temps que les miennes : moi j’avais que 5 cartes à poster, puisque le reste  était parti au fur et à mesure les semaines précédentes. Mathieu m’a donné 27 cartes. Ce qui fait, avec 3 timbres par cartes pas moins de 81 timbres (j’ai eu le temps de compter) à coller avec ma petite langue. Petite langue qui ne va pas tarder à succomber d’un cancer vu les quantités de colle qu’elle vient de se prendre. Moralité, le prochain timbre vous coûtera une bière !

Tout ça pour dire que assis dans mon coin à coller mes timbres comme un galérien pendant presque une demi heure, je suis passé pour un sacré clown. Autant vous dire que ces lettres ont intérêt à faire plaisir et à arriver !

Alexandre

Par La bande des copains - Publié dans : machinagadz
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